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Mobilisation SECPA

Jeudi 29 janvier 2026, le gouvernement a annoncé de manière brutale la suppression du financement dédié (dit "SECPa") de 26 structures de santé de quartiers populaires.
 
Pour la Case de Santé cela représente 45 % du budget de son centre de santé communautaire.
C’est purement et simplement une fermeture annoncée sans préavis !
 
Depuis 2021, le financement "Structure d'Exercice Coordonné Participatif" permet :
  • un accompagnement global des patient.e.s, avec des médecins, un soutien psycho-social et de la médiation en santé
  • une prise en charge de patient.e.s isolé.e.s, aux profils complexes souvent exclu.e.s du système de santé traditionnel
  • la lutte collective contre les inégalités sociales de santé dans des espaces de santé communautaire
Une première journée de mobilisation a eu lieu dans les locaux de la Case de santé jeudi dernier avec conférence de presse. Cette journée a été un franc succès mais, en l'absence de garanties concrètes de la part du gouvernement, nous restons en lutte.  
 
Nous appelons donc : 
 
Jeudi 12 février 2026 : Rassemblement à 12h30 devant la CPAM de Toulouse, 3 bd du Professeur Léopold Escande (Metro François Verdier) 

 

 

Mercredi 11 février

 

SEC-Pa : Réponse à Madame la Ministre de la santé


Enfin !


Le collectif des structures engagées dans l'expérimentation Structures d'Exercice Coordonné Participatives (SEC-Pa) a reçu un courrier de la ministre de la santé, lundi 9 février au soir. Enfin, nous sommes d'accord sur le constat : il est nécessaire de travailler de concert pour organiser le passage au droit commun de SEC-Pa.


Voilà un an depuis la validation de l'entrée dans le droit commun de SEC-Pa, voire quatre depuis le début de l'expérimentation, que le dossier est sur la table des ministres de la santé successifs. Cette expérimentation porte une réponse pertinente aux enjeux qui se posent de manière urgente au premier recours d'un système de santé à bout de souffle.
Si nous recevons positivement les engagements écrits de Madame la Ministre, car ils nous annoncent une prolongation des financements actuels au-delà du 30 avril prochain, ils sont centrés sur le court terme et le maintien de l'existant, laissant en suspens le coeur de l'aboutissement de l’expérimentation : sa généralisation.


La très forte mobilisation qui fait suite aux annonces malheureuses du 29 janvier dernier dépasse le sort des 26 structures concernées. Elle soutient le développement de ce modèle vertueux, partout où les besoins l'appellent, en zone urbaine comme en zone rurale. L'entrée dans le droit commun est une nécessité : des dizaines de structures d'exercice coordonné et de projets en création sur tout le territoire l'attendent.


Ce qui compte pour nous à ce stade, ce sont les dispositions financières et juridiques qui concrétiseront les engagements de la ministre. En ce sens, des appels à la mobilisation sont maintenus jeudi et samedi prochain par des structures SEC-Pa et de nombreuses structures en attente de l’entrée dans le droit commun.


Les expérimentateurs honoreront le rendez-vous proposé par le cabinet de la ministre le mardi 17 février prochain. Nous attendons maintenant la mise en place d'un cadre de négociation sérieux, examinant toutes les voies et moyens possibles pour une généralisation effective dans les meilleurs délais.


Nous l'avons déjà affirmé à plusieurs reprises : nous sommes prêtes, nous structures expérimentatrices, à nous engager dans ce travail et ces échanges. Nous sommes déterminées à voir aboutir la généralisation de SEC-Pa car nous croyons profondément qu'elle contribue à la transformation nécessaire du système de santé.


Le collectif des structures expérimentatrices SEC-Pa


L'agenda

Jeudi 12 février 

  • 10h à 12h : Accueil et discussion à la Case de santé
  • 12h30 : Rassemblement devant la CPAM

Jeudi 5 février

  • 14h : accueil
  • 15h : conférence de presse
  • 16h : gouter

Pétition

Lien de la pétition nationale en ligne (à partager massivement et à signer)

 


Pour aller plus loin



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Commentaires: 6
  • #1

    Monique BEGUE (jeudi, 05 février 2026 20:18)

    Maintenirl les financements des pouvoirs publics pour continuer ouverture de case de santé

  • #2

    joelle CARPIO (mardi, 10 février 2026 22:22)

    Bénévole aux droits du cœur à Toulouse nous rencontrons et nous orientons beaucoup de personned vers vos structures indispensables voire vitales pour certains
    Votre engagement est non seulement louable mais indispensable
    Le retrait de l'aide de l'état serait en effet catastrophiques mais engendrerait de nombreuses situations souvent dramatiques
    La case santé est d'utilité et de nécessité publique
    Je vous apporte tout mon soutien
    Bon courage à toutes vos équipes

  • #3

    Leon Lia (jeudi, 12 février 2026 10:08)

    La Case de Santé est une institution de toulouse elle doit absolument rester ouverte. C'est un lieu de soin et de vie qui permet de réunir plusieurs acteurs culturels associatifs et habitants.

  • #4

    Olivier REBRAB (mercredi, 18 février 2026 14:14)

    Bonjour,
    Je suis président de l'association AEPNS à Belfort, un des 26 centres de santé qui serait fortement impacté par l'arrêt de SECPA. Nous sommes tout à fait solidaires aves les autres centres et nous demandons l'inscription dans la loi de ce programme novateur et porteur d'espoir pour une santé solidaire et communautaire.

  • #5

    Christine Rigaud (jeudi, 26 février 2026 08:38)

    Les soins santé et l'assistance à personne en danger sont des droits qu'il faut préserver pour tous. La case santé est un lieu indispensable à Toulouse où les hôpitaux publics sont souvent engorgés.

  • #6

    association Myriade (jeudi, 07 mai 2026 17:26)

    Bonjour,
    L'association Myriade accompagne les personnes étrangères dans l'accès aux droits.
    Je reçois un monsieur guinéen sans passeport , en France depuis 2012 (mais sans preuve de présence en France à partir de 2017), père d'un enfant guinéen scolarisé en France.
    Monsieur a eu un AVC hemorragique sylvien profond le 6 aout 2025. (entre 2 cartes d'AME).
    Il est depuis chez sa compagne guinéenne, mère de l'enfant (TS pluriannuel VPF PSP).
    Monsieur a besoin de soins: assistance respiratoire, traitement médicamenteux, kiné en VLS, hemiplegie sequellaire...
    L'AS de l'hopital l'invite à déposer une demande de TS.
    Dois-je passer par l'ANEF pour une demande de TS pour raison de santé ou une autre demande peut être faite sans passeport ?

    Merci de me faire un retour pour accompagner au mieux cette famille.
    Bien à vous.